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provence

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PostPosted: 18/05/2007 11:18:31 Post subject: [provence] Reply with quote




Réjouiddez-vous devant les défis !



Si vous avez le goût de tout laisser tomber, alors votre rêve n'est tout simplement pas assez important.
Chaque fois que vous entreprenez quelque chose, vous devrez faire face aux défis. Il y aura des jours où vous vous questionnerez à savoir si tous vos efforts vous mèneront quelque part. Certains gens même se moqueront de vous, riront de vous, conspireront contre vous tandis que d'autres vous ignoreront. Des plans échoueront, des tempêtes se dresseront et des gens vous mentiront.
Rappelez vous cependant que les défis n'existent pas pour vous freiner. Les défis existent afin que vous puissiez croître et devenir la personne qui parviendra à atteindre le rêve qu'elle poursuit. Ne croyez-vous pas que la personne que vous devenez à force de poursuivre votre rêve vaut beaucoup plus que ce que tout rêve peut représenter ?
Lorsque tout va mal, soyez donc reconnaissant pour tout ce que les défis vous apporte car ce qu'ils ont à vous offrir personne ne pourra vous le soustraire.


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PostPosted: 18/05/2007 11:34:26 Post subject: petit sonnet......... Reply with quote





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Yasmine

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PostPosted: 18/05/2007 14:24:00 Post subject: [provence] Reply with quote

c'est très joili, merci beaucoup


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PostPosted: 18/05/2007 14:29:18 Post subject: [provence] Reply with quote

effectivement superbe !


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PostPosted: 18/05/2007 21:38:02 Post subject: notre histoire ? être malheureux ? Reply with quote






Chacun de nous a une histoire

Chacun de nous a une histoire,
Même celles qui arpentent le trottoir,
Même ceux qui, au bord du chemin
Baissent le regard et tendent la main,
Ces anonymes acteurs d'un soir
Qu'un programme nous fait entrevoir.
Les gens qui pleurent dans le silence
Ou qui meurent dans l'indifférence.
A chaque instant, un drame se joue,
Un lien se crée ou se dénoue,
Un espoir naît ou s'évanouit,
Un soleil s'éteint dans la nuit.
Chacun de nous a une histoire
Que tout le monde ne peut pas voir
Et il m'arrive de penser
Que l'on devrait plus regarder,
Surtout essayer de les aider.
Ça nous permettrait d'oublier
Que nous sommes un peu malheureux
Si l'on s'occupait plus d'eux.



Aimer être malheureux

Je connais des gens qui ne seront jamais heureux
À mon avis ils aiment être malheureux
Si une journée ils voient la pluie tomber
Pour eux c'est une journée complètement gâchée
Et une journée qui fait très beau
Ils se plaignent qu'ils ont trop chaud
Si un petit rhume ils ont attrapé
Ils sont certains qu'en pneumonie ça va revirer
À leur travail tout va très bien
Mais de le garder, ils ne sont jamais certains
L'amour pour eux est très compliqué
Car ils ont peur de ne pas être aimés
Ces gens ne regardent pas les beautés de la vie
Ils ne voient que les mauvais côtés et ça leur suffit
Moi je les plains très sincèrement
Car la vie est si belle, quand on la regarde en souriant. Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy


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PostPosted: 19/05/2007 17:41:38 Post subject: histoires vécues Reply with quote




Récit : l'exécution de Mandrin

Le 26 mai 1755, le contrebandier Louis Mandrin (30 ans) est roué vif à Valence, sur les bords du Rhône.

Très vite se répand la légende du bandit magnanime puni pour avoir volé les collecteurs d'impôts.

Louis Mandrin a 17 ans quand meurt son père, un maréchal-ferrand prospère. Il signe un contrat avec les collecteurs de taxes du roi (la Ferme générale) en vue de ravitailler l'armée française en Italie.

À la fin de sa mission, ayant perdu ses 97 mulets dans la traversée des Alpes, ne voilà-t-il pas que la Ferme générale refuse de le payer ! Là-dessus, son frère est pendu pour faux-monnayage.

Lui-même participe à une rixe sanglante et doit s'enfuir. À la tête d'une bande de contrebandiers, il déclare la guerre à la Ferme générale.

En une année, Mandrin lance six «campagnes» : il achète du tabac et des marchandises diverses en Suisse et en Savoie.

Puis il pénètre en France avec quelques dizaines de complices, investit une ville et vend ses marchandises de contrebande au vu et au su de chacun, pour la plus grande satisfaction des habitants, ravis de l'aubaine.

La Ferme générale envoie en toute illégalité des hommes en Savoie , où ils s'emparent du bandit, que l'on surnommait «Belle humeur».

Indigné par la violation de son territoire, le duc de Savoie demande à son neveu Louis XV la restitution du prisonnier. Comme le roi de France s'apprête à lui céder, la Ferme générale accélère les formalités de jugement. La condamnation tombe le 24 mai 1755 et elle est exécutée deux jours plus tard.


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PostPosted: 19/05/2007 17:52:14 Post subject: contes de provence (excusez la longueur ) Reply with quote



bonsoir et bien pour egayer un peu tout ça je voudrais vous conter une histoire ,celle tirée "des lettres de mon moulin " c'est un peu long mais si beau

avant de vous raconter ce conte.... qui était Alphonse Daudet ? pour nous Provençaux nous le connaissons bien depuis l'école

1840 - 1897



Fontvieille dans les Bouches du Rhône se trouve a 100 km de Nyons




le moulin ou Daudet écrivait




contes de provence


...il est terrible ce Daudet!...

voici le "Secret de Maître Cornille"

Francet Mamï, un vieux joueur de fifre, qui vient de temps en temps faire la veillée chez moi, en buvant du vin cuit, m'a raconté l'autre soir un petit drame de village dont mon moulin a été témoin il y a quelque vingt ans. Le récit du bonhomme m'a touché, et je vais essayer de vous le redire tel que je l'ai entendu.

Imaginez-vous pour un moment, chers lecteurs, que vous êtes assis devant un pot de vin tout parfumé, et que c'est un vieux joueur de fifre qui vous parle.

Notre pays, mon bon monsieur, n'a pas toujours été un endroit mort et sans renom, comme il est aujourd'hui. Autre temps, il s'y faisait un grand commerce de meunerie, et, dix lieues à la ronde, les gens des mas nous apportaient leur blé à moudre...
Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent.
De droite et de gauche, on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les pins, des ribambelles de petits ânes chargés de sacs, montant et dévalant le long des chemins ; et toute la semaine c'était plaisir d'entendre sur la hauteur le bruit des fouets, le craquement de la toile et le Dia hue ! des aides-meuniers...

Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat.
Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d'or.
Moi, j'apportais mon fifre, et jusqu'à la noire nuit on dansait des farandoles.
Ces moulins-là, voyez-vous, faisaient la joie et la richesse de notre pays.

Malheureusement, des Français de Paris eurent l'idée d'établir une minoterie à vapeur, sur la route de Tarascon. Tout beau, tout nouveau ! Les gens prirent l'habitude d'envoyer leurs blés aux minotiers, et les pauvres moulins à vent restèrent sans ouvrage.

Pendant quelque temps ils essayèrent de lutter, mais la vapeur fut, la plus forte, et l'un après l'autre, pécaïre ! ils furent tous obligés de fermer... On ne vit plus venir les petits ânes... Les belles meunières vendirent leurs croix d'or... Plus de muscat ! Plus de farandole !... Le mistral avait beau souffler, les ailes restaient immobiles... Puis, un beau jour, la commune fit jeter toutes ces masures à bas, et l'on sema à leur place de la vigne et des oliviers.

Pourtant, au milieu de la débâcle, un moulin avait tenu bon et continuait de virer courageusement sur sa butte, à la barbe des minotiers. C'était le moulin de maître Cornille, celui-là même où nous sommes en train de faire la veillée en ce moment.

Maître Cornille était un vieux meunier, vivant depuis soixante ans dans la farine et enragé pour son état. L'installation des minoteries l'avait rendu comme fou. Pendant huit jours, on le vit courir par le village, ameutant tout le monde autour de lui et criant de toutes ses forces qu'on voulait empoisonner la Provence avec la farine des minotiers.

« N'allez pas là-bas, disait-il ; ces brigands-là, pour faire le pain, se servent de la vapeur qui est une invention du diable, tandis que moi je travaille avec le mistral et la tramontane, qui sont la respiration du bon Dieu... » Et il trouvait comme cela une foule de belles paroles à la louange des moulins à vent, mais personne ne les écoutait.

Alors, de male rage, le vieux s'enferma dans son moulin et vécut tout seul comme une bête farouche. Il ne voulut pas même garder près de lui sa petite-fille Vivette, une enfant de quinze ans, qui, depuis la mort de ses parents, n'avait plus que son grand au monde.
La pauvre petite fut obligée de gagner sa vie et de se louer un peu partout dans les mas, pour la moisson, les magnans ou les olivades.

Et pourtant son grand-père avait l'air de bien l'aimer, cette enfant-là. Il lui arrivait souvent de faire ses quatre lieues à pied par le grand soleil pour aller la voir au mas où elle travaillait, et quand il était près d'elle, il passait des heures entières à la regarder en pleurant...

Dans le pays on pensait que le vieux meunier, en renvoyant Vivette, avait agi par avarice ; et cela ne lui faisait pas honneur de laisser sa petite-fille ainsi traîner d'une ferme à l'autre, exposée aux brutalités des baïles, et à toutes les misères des jeunesses en condition.

On trouvait très mal aussi qu'un homme du renom de maître Cornille, et qui, jusque-là, s'était respecté, s'en allât maintenant par les rues comme un vrai bohémien, pieds nus, le bonnet troué, la taillole en lambeaux...

Le fait est que le dimanche, lorsque nous le voyions entrer à la messe, nous avions honte pour lui, nous autres les vieux ; et Cornille le sentait si bien qu'il n'osait plus venir s'asseoir sur le banc d'oeuvre. Toujours il restait au fond de l'église, près du bénitier, avec les pauvres.

Dans la vie de maître Cornille il y avait quelque chose qui n'était pas clair.

Depuis longtemps personne, au village, ne lui portait plus de blé, et pourtant les ailes de son moulin allaient toujours leur train comme devant... Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.

- Bonnes vêpres, maître Cornille ! lui criaient les paysans ; ça va donc toujours, la meunerie.

- Toujours, mes enfants, répondait le vieux d'un air gaillard. Dieu merci, ce n'est pas l'ouvrage qui nous manque.

Alors, si on lui demandait d'où diable pouvait venir tant d'ouvrage, il se mettait un doigt sur les lèvres et répondait gravement : «Motus ! je travaille pour l'expiation... »
Jamais on n'en put tirer davantage.
Quant à mettre le nez dans son moulin, il n'y fallait pas songer.
La petite Vivette elle-même n'y entrait pas...

Lorsqu'on passait devant, on voyait la porte toujours fermée, les grosses ailes toujours en mouvement, le vieil âne broutant le gazon de la plate-forme, et un grand chat maigre qui prenait le soleil sur le rebord de la fenêtre et vous regardait d'un air méchant.

Tout cela sentait le mystère et faisait beaucoup jaser le monde. Chacun expliquait à sa façon le secret de maître Cornille, mais le bruit général était qu'il y avait dans ce moulin-là encore plus de sacs d'écus que de sacs de farine.

A la longue pourtant tout se découvrit ; voici comment :
En faisant danser la jeunesse avec mon fifre, je m'aperçus un beau jour que l'aîné de mes garçons et la petite Vivette s'étaient rendus amoureux l'un de l'autre.

Au fond je n'en fus pas fâché, parce qu'après tout le nom de Cornille était en honneur chez nous, et puis ce joli petit passereau de Vivette m'aurait fait plaisir à voir trotter dans ma maison. Seulement, comme nos amoureux avaient souvent occasion d'être ensemble, je voulus, de peur d'accidents, régler l'affaire tout de suite, et je montai jusqu'au moulin pour en toucher deux mots au grand-père...

Ah ! le vieux sorcier ! il faut voir de quelle manière il me reçut ! Impossible de lui faire ouvrir sa porte.

Je lui expliquai mes raisons tant bien que mal, à travers le trou de la serrure ; et tout le temps que je parlais, il y avait ce coquin de chat maigre qui soufflait comme un diable au-dessus de ma tète.

Le vieux ne me donna pas le temps de finir, et me cria fort malhonnêtement de retourner à ma flûte ; que, si j'étais pressé de marier mon garçon, je pouvais bien aller chercher des filles à la minoterie...

Pensez que le sang me montait d'entendre ces mauvaises paroles ; mais j'eus tout de même assez de sagesse pour me contenir, et, laissant ce vieux fou à sa meule, je revins annoncer aux enfants ma déconvenue...

Ces pauvres agneaux ne pouvaient pas y croire ; ils me demandèrent comme une grâce de monter tous deux ensemble au moulin, pour parler au grand-père... Je n'eus pas le courage de refuser, et prrt ! voilà mes amoureux partis.

Tout juste comme ils arrivaient là-haut, mettre Cornille venait de sortir.

La porte était fermée à double tour ; mais le vieux bonhomme, en partant, avait laissé son échelle dehors, et tout de suite l'idée vint aux enfants d'entrer par la fenêtre, voir un peu ce qu'il y avait dans ce fameux moulin...

Chose singulière ! la chambre de la meule était vide... Pas un sac, pas un grain de blé ; pas la moindre farine aux murs ni sur les toiles d'araignée... On ne sentait pas même cette bonne odeur chaude de froment écrasé qui embaume dans les moulins...

L'arbre de couche était couvert de poussière, et le grand chat maigre dormait dessus.

La pièce du bas avait le même air de misère et d'abandon : un mauvais lit, quelques guenilles, un morceau de pain sur une marche d'escalier, et puis dans un coin trois ou quatre sacs crevés d'où coulaient des gravats et de la terre blanche.

C'était là le secret de maître Cornille ! C'était ce plâtras qu'il promenait le soir par les routes, pour sauver l'honneur du moulin et faire croire qu'on y faisait de la farine...

Pauvre moulin ! Pauvre Cornille !

Depuis longtemps les minotiers leur avaient enlevé leur dernière pratique.
Les ailes viraient toujours, mais la meule tournait à vide.

Les enfants revinrent tout en larmes, me conter ce qu'ils avaient vu. J'eus le coeur crevé de les entendre... Sans perdre une minute, je courus chez les voisins, je leur dis la chose en deux mots, et nous convimmes qu'il fallait, sur l'heure, porter au moulin de Cornille tout ce qu'il y avait de froment dans les maisons... Sitôt dit, sitôt fait.

Tout le village se met en route, et nous arrivons là-haut avec une procession d'ânes chargés de blé -, du vrai blé, celui-là !

Le moulin était grand ouvert... Devant la porte, maître Cornille, assis sur un sac de plâtre, pleurait, la tête dans ses mains.
Il venait de s'apercevoir, en rentrant, que pendant son absence on avait pénétré chez lui et surpris son triste secret.

- Pauvre de moi ! disait-il. Maintenant, je n'ai plus qu'à mourir... Le moulin est déshonoré.

Et il sanglotait à fendre l'âme, appelant son moulin par toutes sortes de noms, lui parlant comme à une personne veritable.
A ce moment les ânes arrivent sur la plate-forme, et nous nous mettons tous à crier bien fort comme au beau temps des meuniers :
- Ohé ! du moulin !... Ohé ! maîre Cornille !

Et voilà les sacs qui s'entassent devant la porte et le beau grain roux qui se répand par terre, de tous côtés...

Maître Cornille ouvrait de grands yeux. Il avait pris du blé dans le creux de sa vieille main et il disait, riant et pleurant à la fois :
- C'est du blé !... Seigneur Dieu !... Du bon blé ! Laissez-moi que je le regarde.
Puis se tournant vers nous :
- Ah ! je savais bien que vous me reviendriez... Tous ces minotiers sont des voleurs.

Nous voulions l'emporter en triomphe au village :
- Non, non, mes enfants ; il faut avant tout que j'aille donner à manger à mon moulin... Pensez donc il y a si longtemps qu'il ne s'est rien mis sous la dent !
Et nous avions tous des larmes dans les yeux de voir le pauvre vieux se démener de droite et de gauche, éventrant les sacs, surveillant la meule, tandis que le grain s'écrasait et que la fine poussière de froment s'envolait au plafond.

C'est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là, jamais nous ne laissâmes le vieux meunier manquer d'ouvrage.

Puis, un matin, maître Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois... Cornille mort, personne ne prit sa suite.
Que voulez-vous, monsieur !... tout a une fin en ce monde, et il faut croire que le temps des moulins à vent était passé comme celui des cloches sur le Rhône, des parlements et des jaquettes à grandes fleurs.

Alphonse Daudet -"les lettres de mon moulin"

...amers ou plus doux, Daudet nous emmène vraiment au coeur des saveurs!


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PostPosted: 19/05/2007 17:55:57 Post subject: histoire vécue (je m'en souviens) Reply with quote




Surnommé " le cannibale japonais " par la presse internationale , Issei Sagawa ( 1m48 , 45 kg ) , étudiant de trente-deux ans qui fait ses études de lettres à Paris , tue et mange le 11 juin 1981 une étudiante hollandaise de vingt-cinq ans , Renée Hartevelt .



L'affaire proprement dite commence comme une banale histoire d'amour non-partagée . Issei Sagawa est amoureux de Renée Hartevelt . "Nous nous rencontrions souvent à la faculté , dira Issei Sagawa . Elle venait de temps en temps chez moi ou bien je lui rendais visite dans sa chambre , rue Bonaparte . J'étais très amoureux , mais elle était sage et ne voulait pas de relations sexuelles ."



La jeune Hollandaise , quant à elle , n'éprouve que de la sympathie pour ce jeune homme qu'elle trouve réservé et incapable d'avoir un geste déplacé . Aussi , est-ce sans méfiance qu'elle accepte cet après-midi fatal d'aller prendre le thé dans son studio , 10 , rue Erlanger , dans le 16e arrondissement . La malheureuse n'en ressortira jamais .





Il s'agit maintenant pour Issei Sagawa de faire disparaître les reliefs de sa macabre cuisine . Notamment le tronc , amputé des seins . Le lendemain , vendredi 12 juin au matin , il va acheter dans un supermarché du quartier deux valises en carton bouilli et un petit chariot destiné à les tirer . Il attend la nuit pour appeler un taxi . Un de ses voisins , réveillé par la voiture , le voit embarqué avec l'aide du chauffeur ses encombrants bagages . il est surpris de le voir revenir une heure plus tard traînant son petit chariot . Le meurtrier , en fait , ne s'était pas décidé : où donc jeter les ordures ?



Nouvelle tentative le lendemain matin , samedi 13 juin . Nouvel échec . Le soir du même jour , c'est un nouveau départ pour le bois de Boulogne avec pour objectif de jeter ses funèbres colis dans le lac . Mais cette journée de canicule a attiré une foule de promeneurs tardifs . Soudain , pris de peur , il abandonne ses valises sanglantes dans un taillis et s'engouffre dans un taxi .


le lundi 15 juin , les hommes du commissaire Foll arrêtent Issei Sagawa à son domicile . Ils y découvrent la carabine ainsi que des morceaux de chair humaine dans des assiettes , alignées dans le réfrigérateur . Transféré au quai des Orfèvres , il raconte avec force détails son meurtre , le dépeçage et ses repas cannibales . "- J'étais heureux . J'avais raison , c'était vraiment bon , mais il y avait trop à manger , beaucoup trop et j'ai ressenti une sorte d'écoeurement .



Je ne pouvais pas tout manger le même jour ." "- J'ai imaginé planter sur les différents quartiers -cuisses , fesses , ventre , seins -de petits drapeaux comme ceux utilisés dans les restaurants pour désigner les différents morceaux de viande , filet , faux-filet , rumsteak etc... " " - Depuis longtemps j'avais une envie étrange , l'envie de manger une jeune fille ."(...) " - Manger cette fille c'était une expression d'amour . Je voulais sentir en moi l'existence d'une personne que j'aime ."



Dès la fin des premiers interrogatoires , les policiers sont persuadés d'avoir affaire à un profond déséquilibré . Ils soulignent toutefois la grande lucidité des aveux . le juge d'instruction chargé de l'affaire désigne des psychiatres . Issei Sagawa les reçoit régulièrement dans sa cellule et multiplie les confidences . Après 15 mois d'examens psychiatriques , les experts désignés par la justice se prononcent . Issei Sagawa est un malade mental .




Le 30 mars 1983 , le meurtrier bénéficie d'un non-lieu en vertu de l'article 64 du code pénal qui stipule qu'il n'y a ni crime ni délit lorsque l'accusé était en état de démence au moment des faits qui lui sont reprochés . Le lendemain de ce verdict , Issei Sagawa est transféré à l'hôpital psychiatrique Henri-Collin à Villejuif , en attendant la clôture administrative de la procédure judiciaire . Celle-ci sera close le 13 mars 1984 par un arrêt de la Cour de Cassation qui confirme définitivement l'irresponsabilité du jeune homme . Reconnu non-coupable aux yeux de la loi française , rien ne s'oppose à ce qu'il retourne au Japon . Ce qu'obtint facilement son influente famille .




Le 21 mars 1984 , le "cannibale japonais" est de retour à Tokyo . Il est emmené dans un hôpital psychiatrique pour examen . Les psychiatres nippons le déclarent sain d'esprit et le libère !

Depuis il travaille dans les médias en donnant des conférences , en écrivant des scénarii etc ....




Morale : Mademoiselle , quand votre présumé petit ami ( petit , maigrichon et moche ) vous fait une déclaration d'amour , ne RIEZ PAS .....


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PostPosted: 19/05/2007 18:12:43 Post subject: La RETRAITE !!! Reply with quote





La retraite


" Tu peux , à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même.

Quelle retraite n'est plus tranquille


ni moins troublée pour l'homme que celle qu'il trouve en son âme"








La retraite est le plus grand défi auquel une personne doit faire face,
car dès l'enfance notre vie s'organise en fonction du travail.


Sa disparition suppose une transformation de notre rythme
et de la vision de la vie.


Quelle soit imposée ou au contraire choisie et désirée,
elle représente un défi de taille.


Une telle décision ne se prend pas sur un coup de tête.

Il faut la planifier, la préparer,
s'adapter à cette nouvelle vie.






Il faut s'assurer de bons revenus
car la sécurité matérielle facilitera l'adaptation.
Il faut aussi tenir compte de son aspect psychologique.

On doit se construire une nouvelle vie sociale
faire de nouveaux amis, faire de nouvelles rencontres.






Il n'est pas interdit de faire de beaux voyages,
de s'emplir la tête d'images ensoleillées, de plaisir et de liberté.


Mais il ne faut pas oublier que,
la retraite est une longue vacance...
et si on revient toujours de vacance,
on ne revient jamais de la retraite !


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PostPosted: 19/05/2007 18:21:55 Post subject: [provence] Reply with quote

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